Petite histoire du cinéma

Les débuts du cinéma remontent à 1895 avec les frères Lumière “ L’arroseur arrosé ”, puis EDISON. Le cinéma a au départ suscité des craintes et du mépris : pour A. FRANCE, c’est la fin de la civilisation, et pour T. MANN, le cinéma n’a pas grand-chose avec l’art. Dans les années 1920, le cinéma ne se mêle pas aux grands courants artistiques et reste très simple. Pourtant, dans les années 1920 : M. PROUST et T.S. ELIOT ont révolutionné la littérature., PICASSO, KANDINSKY et M. DUCHAMP la peinture, STRAVINSKY, SCHOENBERG ou BARTOK la musique (avec la musique atonale). Puis quelques essais surréalistes ou dadaïstes avec L. BUNUEL (un chien andalou), S. EISENSTEIN (le cuirassée Potemkine). Tentative de réalisme poétique français (années 30) ou de réalisme italien (après WW2), mais Hollywood l’emporte par le rève et le romanesque (âge d’or années 1930-1950). La production cinématographique coûte cher et est donc beaucoup plus sensible que les autres arts à la rentabilité économique. Les auteurs ne peuvent en revanche pas toujours s’exprimer.

Le cinéma a aussi été utilisé comme moyen de manipulation (Allemagne, Russie, Italie, Espagne...). Après-Guerre, les réalisateurs savaient mieux s’exprimer que les autres artistes, afin de montrer la recherche de sens du moment : V. DE SICA, F. FELLINI, A. KUROSAWA, I. BERGMAN, A. WAJDA, S. RAY.

Nouveau tournant dans les années 1960, avec la Nouvelle Vague en France et en Italie (F. TRUFFAUT, C. CHABROL, J.-L. GODARD, M. ANTONIONI, F. FELLINI, A. RESNAIS, I. BERGMAN), qui sont de l’art, mais bénéficient d’un large public. Les élites et les masses se retrouvent dans le productions hollywoodiennes d’HITCHCOCK,  d’E. LUBITSCH (comédies osées), de J. FORD (westerns), de M. OPHULS (mélos).